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La Biguine et le Zouk



Biguine

  • La musique de la biguine ainsi que celle du zouk font partie du patrimoine des Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, etc.). Alors que l'esclavage est aboli en 1848, les danses traditionnelles, seules autorisées pour les esclaves et liées aux événements de la vie (guerre, récoltes, etc.), cèdent peu à peu leur place à la biguine. Cette danse, plus festive permet de séduire plus facilement le sexe opposé. Elle se danse en alternant les pieds, comme la marche, et les danseurs se déplacent l'un autour de l'autre en effectuant les passages sous le bras des enroulés, etc. d'une manière fluide et suivie. Une façon tranquille de flirter... La biguine est issue de la créolisation de la polka européenne.

Zouk

  • Durant les années 1960, le mot « zouk » faisait référence à des lieux de danse réservés aux plus pauvres en Martinique. On dit également que l'origine du mot viendrait de "mazouk", déclinaison du mot "mazurka", une danse du 18e siècle. Au niveau musical, il est reconnu que la parternité du style zouk revient au groupe Kassav' dans les années 1970. A l’époque, les rythmes les plus entendus aux Antilles sont le gwo ka, la biguine et le compas. On entend aussi lors du carnaval la musique des « vidés », aux rythmes soutenus et entraînants. Inspirés par ces divers styles, les musiciens du nouvellement formé groupe Kassav' composent leur premier album "Love and ka danse", donnant ainsi naissance à un nouveau genre musical : le zouk. Il semble que ce nom ait été associé à la musique de Kassav' par la presse de l'époque, faisant référence au caractère festif de celle-ci (le mot zouk fait aussi référence à une fête tout simplement).









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